je les entends me scruter

ça l’en nul à pich

ou comme tenus par ça qui dure plus que on

on cesse pourquoi on cesse se sent cesser ça rompt là-dedans c’est l’évidence laquelle
jamais on ne cesse dans les faits de causer les gestes causer le bouge de causer puis quoi encore
ça bouge hurle dedans peut-être ce que doit être et ce que c’est
ce n’est pas qu’on cesse ce n’est pas ça qu’on cesse c’est le fond de ça qui cesse passe l’un à l’autre
quand on croit la fin venir et dans l’urgence on essaie et rien ne se tire de l’alors le bouge continue la tenue continue et rien parce qu’on n’a pas cessé mais été trompés sur la nature du bas du qui fonde
pour le bien trompés du tendre une joue l’autre à vivre plus endurer davantage avoir l’ébranlement
c’est qu’on ne cesse pas on ne cesse pas ça là plus de retraite dans ce bas cette nuit ce fond
ou comme tenus par ça qui dure plus que on

toi le front hurlant

toi le front hurlant
hurlant déluge
faisant face au déluge ça même que tu appelles de tes voeux que tu nommes qui t’affronte
jamais tu ne parles d’un autre que toi

état

j’étais dans le silence et dans le silence j’ai crié c’était indispensable puis ça m’a douché me suis tu c’était encore dans le silence du haut ça m’a douché un peu comme dire rien ne sort plus c’est comblé là le silence n’est plus en fuite j’ai regardé les mains dessus dessous dessus ses figures du labeur dessous d’autres mais aussi les absents de copains toujours imaginaires voici pour le silence qui porte
ce jour depuis une nouvelle langue s’agglomère non sans mal ses caillots ses toutes entités là ce jour depuis obstruent ce qui béait ne reste que le silence circonscrit et qu’autour ça force auparavant l’état du silence m’y rendait insensible voici qu’une nouvelle langue est nécessaire pour exister ça une les bras moins gros

scie d’atelier

sonnent les
sonnent ça
et jà arrive rincé raide dans l’bruit des chiens
la gueule
zumzum un passe un autre puis suite
fait quoi sinon couic l’loco qu’halète là trace un trace dans l’oeil
‘a ceux en nombre d’faire l’effort du fugue
les yeux qui sec passage comble
c’est paille s’efface fissa
é’lors jà fin

attendent que sonnent les
sonnent ça
que jà arrive rincé raide dans l’bruit des chiens
la gueule
zumzum un passe un autre puis suite fin
fait quoi sinon couic l’loco qu’halète là marque un trace dans l’oeil
‘a ceux en seul d’faire l’effort du fugue
les yeux qui sec passage cave
c’est dur se garde
é’lors jà plus

invention de la roue

pendus la gente faune qui s’anime preste de boire pourquoi sentir le monde déflagré mais c’est le monde sans sentir qui fouille à la cherche plus qu’avant de ce quoi il est fait le pousse là pouvoir pas possible et tout son lot non l’idée non moins encore la bite le con refaire c’est ouvre ouverture sur quoi le même pas ça mais c’est alors de toutes les possibilités possibles en petit et tout laisser une trace un minuscule d’animer ce qui est était sera de faire engage du temps les loisirs putain qu’est-ce et de le mal vivre mais ce qui t’éloigne caresse c’est que chacun tend la poésie tend l’effort un pas applaudi dans le détail ni l’ensemble ni encore qui trouve des insomniaques méfiants de ce qui a un nom n’en a pas dans tous ces temps espace lieu méfiants de tout sauf du nommable de l’innommable trouve bien des insomniaques à qui la nuit hurler autour hurler pour les éveils la nuit sont coincés ici dehors qu’on ne se méprenne pas ce n’est pas la liberté dehors ce n’est pas ici tout sauf ici c’est l’exclusion d’ici ça ne quitte donc pas pour mais en de cette procession des corps qui penchent et manquent à tout moment de gerber figurè-je le flambeau

voix de casse

j’a d’excès torte le voix la gorge veut plus è’laisse plus partir en ça dedans ma corps tout retence en ça fait muet et mime l’assez le trop son langue tire montre l’usure l’ampoule force de lécher le rug’merde et d’y pousse que ça oui ma’ dedans si plus dehors dedans ‘l’e qu’est terrible pas un bruit i’fait mais du bouge que du bouge d’ssous peau’terre a peine de visible dans l’détail à qui voit peine et vit tout juste rien peut pas le trêve un jour n’autre ça refoulera le bouge f’ra pousse déniche forc’ra le langue dehors et à l’oubli t’sa rouch’douleur ç’aura idée q’s’en fait d’plus grosses et là qu’en causera senragera et le voix ira de tous ces têtes à la renifle de l’point excentre p’is à sa chope p’is au rapport p’is p’is p’is là verra si ça casse

dans le rompis de ça

courant trois semaines rien ou si peu se tiendra ici c’est dehors qu’on sera dehors à renouer avec la cohue et là où ça appelle ainsi rupture de la propo du langue des rangs du parle et dans le rompis de ça atteindre le reflet vivace du jour qui n’est pas le jour mais le jour frelat dans lui trouver le pas arrière pas recul qui manque à tout ça reprendre prise avec le dans le dos passé hier voir comme si c’était avant comme si on disposait de toutes les heures pour nous de voir ce qui marche bouge devant ou alors tombe à l’arrêt ou encore tombe à l’arrêt mais pantelle et cette image la rapporter

remplir dehors

l’heure c’est temps du début moment zéro moment raide quand personne ne se trouve là autour là dehors là où les forces se précipitent et me du même bouge pour combien ça commence là chercher attendre constituer c’est parler là parler pas question de dire seulement parler le parle féroce parle bête qui remplit dehors le dehors repu blindé rassasié soûl gavé plein assouvi rempli nanti heureux béat bourré blasé mais là ça suffit pas là parler c’est absent là parler quoi parler pour parler rien dasard sentir une tique sur le parle l’ôter sentir une trace et rendre ça précis ça ce trou alors parler parler pour déposer du parle dans le dehors sursaturer dehors le parle s’agglomère sédimente là et trouve un peu reparti dasard là parler pour parler quoi parler pas encore dire traces partout trou du parle fait trou d’orgueil dans le dehors le peu blinde rassasié soûl gavé plein assouvi rempli nanti heureux béat bourré blasé s’empâte tourne ple ça suffit plus sentir là parler présent est parler quoi parler présent parler mort là c’est temps de dire maintenant

le bruit

pépiement continu pareil le mitrail’ bruit grand bruit partout s’abat sur fort torpeur insupportable d’entendre clair pas te volte pas tourne sur toi même oublie toi même ce branle décadent branle oublie dans le bruit apprends fais corps avec le sois bruit pas le bruit mais bruit bel et bien bruit sois ensemble car toujours péril menace pèse toujours fin de le bruit pas entendre le mais clair peur raffermis le peur consolide bruit doit bruit plus qu’indistinct sinon du qui peut amputé du qui pas peur peur occupe péril menace pèse toujours

la cesse

i
assez de probable assez de un qui peut être assez de qui est plutôt vrai que faux assez de deux qui peut être prévu raisonnablement

ii
au seuil la porte l’embrasure d’elle un moment on cesse de pouvoir être un moment c’est la cesse

iii
en pays éloigné déjà plutôt vrai que faux ou autrement autre à pouvoir être prévu raisonnablement

iv
je passe la porte l’embrasure son seuil

v
je passe de manquer le probable l’oublier rater

vi
ce qui vient manque le probable

vii
du seuil la porte l’embrasure d’elle je perds le probable un moment on cesse de pouvoir être un moment c’est la cesse

viii
dur voilà le dur il passe vient

ix
j’ai perdu le probable gagné le dur c’est le dur qu’on jette à la pelle je ne sais pas toujours pas ce que c’est

x
plus de probable plus de un qui peut être qui est plutôt vrai que faux plus de deux qui peut être prévu raisonnablement

xi
c’est là le profond désordre là que s’obstinent toutes là que s’agrègent la voie

xii
seule maintenant dans sa multiplicité

xiii
l’une qui fait nombre et fait nombre qu’une

xiv
tout la les le saisis projetés dans l’entrechambre de moins d’un pas

xv
se concentrent réduisent étiques ce point qui est

xvi
il ne va pas déposé de pouvoir

xvii
au milieu de la nuit d’un pont dans ces zones où le temps ne travaille plus s’entreprend lui-même

xviii
il est demeure sa propre

xix
dedans environné d’ombres blanches elles interfèrent

xx
figures d’excès se taisent

xxi
n’est au dernier que la parole une

xxii
elle qui est elle qui dit

xxiii
une une

xxiv
une

après

là que freinent la dissipation contient recèle quand autour n’est pas dedans ce dedans qui pousse faute de percer creuser le serre veut le cou — plus tard on dira de — pousse sans réduire un espace il n’en finit pas c’est le donc tout redevient comme avant après et se borne à redevenir comme avant après après vague il existe dans toute sa dissipation est là supérieur rompu est là je le sens dans cette chambre où chaque silence s’interpose est là le sens tous à regarder derrière un dos ton dos le mien ou peut-être le sens sur un ton mon dos car j’en ai un et parfois la faiblesse de me reposer dessus forme de lassitude d’avoir perdu ce que après de vue est là me parle regarde dessur un dos ton dos le mien me parle comme si j’étais demain et me dit et j’entends sa parole qui ne naît pas encore à l’oreille

travail d’ici

les impossibles excès vous mènent par là même où l’échec perd son nom les routes qu’on trouve alors disparaissent alors n’en restent que jalons médiane ne vaut rien ne réconcilie rien elle est tomber dans ça l’assurance de tomber dans ça et alors ne plus parler ne plus pouvoir se faire entendre parler dans le bruit de trou le travail d’ici c’est chercher la parole première celle une qui exclut l’écriture de ce livre de six ans livre en grand que j’ai voulu et que je veux encore mais ne peux toujours plus c’était ça donc le chemin la possible leçon qu’on en tire qu’on écrit très avant vite en nombre après lent en peu j’en cède aux lecteurs d’ici quelques lignes

Et il gémit, en battant à la porte, Bonté quesses-tu fous, tandis que le jour se lève à peine, découvre son trait fatigué que le nerf garde de l’éboulement, et sa tempe vivace. Tu vas pas t’terrer bien longtemps, j’te l’dis, qu’il tempête à grand renfort d’impacts palmaires, appuyant chaque syllabe. On dirait qu’il essuie mal la rebuffade, après avoir fait un si long chemin, d’une traite, comme si la colère emboîtait le pas à la déception. C’est pourtant une voix à laquelle tu répondais sans attendre, que tu traites, ce matin, avec indifférence. Fais donc le sourd, hein, une voix connue, qui retrouve son creuset telle la cigogne son nid, familière, reconnaissable entre mille, une voix que l’ouïe peut saisir, fût-ce aux confins du sommeil, fût-elle atténuée par le bois, la bauge. Ce mont de piété déloyal (malhonnête), qui met au clou contre des gages incertains, pour une fois, ne trompe personne. Le mort, toussque tu veux, j’vais pas m’écharper la santé à m’égosiller. I’s’en formalisera, tiens, tu penses cependant que la joie maligne de le savoir soumis à ton indolence dominicale te caresse.

Un moment tu te le figures transi de froid, ayant perdu patience, les mains sanguines à force de battements, renâclant d’impuissance dans un costume cintré, propre, le dos de la veste plissé comme un soufflet d’accordéon, mais inflexible ; dedans, assis, on se fait face, on échange des formalités, brèves, comme si chaque mot coûtait. Déjà, le costume, neuf, paraît moins impressionnant, l’homme, moins solennel. Or distrait par d’autres coups, tu laisses échapper le fil de tes pensées, le perds. On disait, tu parlais, j’en étais, quand tu parviens à te reprendre, il s’est volatilisé.