gibier

par miguel d'ajuda pinto

j’aurai mal quand ces hordes se lèveront iront à massacre
là celui qu’elles désignent suceur de sang
les hordes n’ont rien appris elles restent fidèles
à peine savent-elles qu’elles ignorent
aussitôt elles consomment ce qu’elles savent ça les réchauffe aussi juste en leur sein elles le mangent
la horde elle tète ou bien la becquée
elle croit
elle ne sait rien elle peut croire beaucoup
elle croit en la force du nombre car un nombre lui suffit un nombre qui est un
il est toujours supérieur
dans son croire il ne se compte pas
son un veut qu’un seul incarne le nombre
la horde laisse compter celui qui ne se compte pas
elle l’écoute
et se réchauffe et mange et chie à ses propres pieds et se plaint de la puanteur